L'infini

 

Epiphanie chaotique, Causalité et infini.  
 
Des questions édifiantes. 
 
Quelle est la structure de la totalité de ce qui existe ? Le concept de causalité est il fondamental ? Comment peut-on comprendre la structure de l’infini ? Comment peut-on l’appréhender ? Comment saisir l’existant dans l’infini ? Pourquoi ne peut-il pas y avoir de régression causale à l’infini ? Que présuppose t elle ? Le fonctionnement de l’infini suppose t il des paradoxes ? Jusqu’où peut-on pousser le fonctionnement contradictoire de l’infini ? Quel est le rôle du temps dans l’infini physico logique ? Dans quel sens peut-on rigoureusement définir un Dieu non religieux mais bel et bien physico logique, surpuissant mais pas tout puissant, physique mais non anthropomorphique ? Un dieu surpuissant qui agit comme un objet physique mais qui ne juge pas, qui ne parle pas, qui ne fait pas de chantage aux hommes ni ne cherche à les tyranniser par des punitions abjectes, Un Dieu qui n’entre pas en colère parce qu’il n’est rien d’humain mais qu'il est bien plutôt comparable à une pierre qui ne parle pas, parce qu’il est Autre qu’humain… Un tel Dieu, objet de la physico-logique, est il possible ?  
 
Epiphanie chaotique, La causalité et les paradoxes de l'infini. 
 
Commençons par de la physicologique élémentaire, C'est le principe de la causalité qui reste fondamental. Observez les choses qui vous entourent vous constaterez empiriquement que tout tout ce qui vous entoure a un début et que chaque début s'accompagne d'une cause. Celui qui n'est pas en accord avec ces affirmations subit l'illusion de son entendement puisque lui seul peut se représenter un début sans cause en se donnant l'illusion que ce début est sans cause puisqu'il va du vide à la plénitude sans se rendre compte que c'est lui, l'esprit qui est la cause de ce vide. Personne ne peut aller de l'indétermination absolue à la détermination sauf si l'indétermination est déterminé à l'indétermination. Tout fond d'indétermination qui édifie une détermination ne peut se constituer lui même que comme déterminé et programmé par les conditions de l'indétermination qui à son tour sera destinée à déterminer une chose. Bergson avait averti que nous allons du vide au plein en vertu de l'illusion de notre entendement alors même que ce vide indéterminé est préalablement causé donc déterminé. C'est quelque chose qui engendre le néant mais du néant rien ne peut naître, de l'indétermination pure et absolue, il ne peut ressortir que de l'indétermination pure et absolue mais jamais de l'être. 
 
Rien ne peut naître du néant absolu : la causalité est fondamentale. 
 
Puisque j'ai une cause, je suis un effet et ma cause l'est aussi : considérons une chaine causale infinie dans le passé d'étants finis produisant d'autres finis qui produisent d'autres étants finis à l'infini : si ces étants sont finis ils ne peuvent produire ontologiquement, temporellement, quantitativement et qualitativement plus qu'ils ne sont ; donc l'effet d'une cause finie ou d'un ensemble de causes finies sera inférieur ou égal à ses causes. Reprenons notre chaine causale infinie : pour qu'elle ne s'épuise pas, il faudrait que chaque cause produise un effet de même quantité ou que chaque cause s'épuise quantitativement engendrant des effets dont la quantité tend vers zéro à l'infini sans jamais y arriver. 
 
Cette hypothèse sera rejetée parce qu'elle ne correspond pas aux observations empiriques et a priori qui tendent vers des valeurs infinies. Il faut donc comprendre que même s'il existe une chaine causale de finis produisant des finis produisant des finis à l'infini, tous ces étants finis ont besoin d'être alimentés par une source infinie : l'infini quantitatif, qualitatif et temporel fait intrinsèquement parti de la totalité de ce qui existe et le véritable nom de la totalité de ce qui existe est l'infini de ce qui existe. 
 
Nous sommes donc amenés à considérer une nouvelle hypothèse : supposons une source infinie, un étant infini qui produit des étants finis pendant une éternité qui est toujours en train actuellement de s'écouler : cela aboutit à deux paradoxes fondamentaux  
 
1-Le paradoxe de l'infini et de l'indéfini: Le paradoxe fondamental qui m'a troublé, est que s'il existe une infinité de singularités s'alignant temporellement les unes à la suite des autres, le jumeau d'une singularité est présupposé mais si l'on remonte le temps de tel sorte qu'une singularité est toujours différente d'une autre, le jumeau de la singularité n'existe pas ! L'éternel retour est présupposé, sa réalisation vivante est impossible ! Tout ce qu'il est possible d'arriver est déjà arrivé et pourtant le monde s'écoule temporellement par d'imprévisibles nouveautés 
 
2-L’autre paradoxe est que notre existence même présuppose une infinité quantitative consommée si la source infinie a produit une somme de finis depuis une éternité mais le concept même d’infini et la condition de possibilité de notre existence suppose une infinité quantitative qui ne peut se consommer alors même que l'éternité qui continue à s'écouler a épuisé l'infinie addition d'étants quantitaivement finis produits par l'existant nécessaire infini : Nous sommes déjà arrivés à l'infini et pourtant il y a toujours plus que de l'infini comme si l'infini était débordé par lui même. 
 
Ces deux paradoxes vont nous conduire à postuler l'identité et la non identité de l'infini avec lui même, puis à exercer un sophisme de division nommé segmentation de l'infini où nous verrons que 2 2=5 et formuler le principe absurde de contradiction régressive. Nous allons raisonner de manière absurde accumulant sophismes après sophismes Et nous allons pousser l'absurdité de la violation du principe de non contradiction jusqu'à ses ultimes conséquences afin de dépasser la raison humaine par la raison humaine c'est à dire aussi violer volontairement ce que la raison humaine tenait pour sacré afin de montrer que ce viol relève de la raison humaine et rien d'autre que de la raison humaine, consciente qu'elle manipule des erreurs pour mieux les maîtriser : le dépassement de la raison humaine par la raison humaine se révèle une condition essentielle pour accéder au surhomme et à l'idéologie annexe. Et nous verrons en temps voulu tout ce que cela signifie. 
 
Maintenant rappelons nos hypothèses de départ : un étant infini produit des quantités d'étants finis à chaque instant au bout d'une durée infinie... Ce qui donne une somme infinie de finis. Nous dirons que cet étant infini est une droite et que chaque étants finis produit par cette droite est un segment. Chaque droite peut être vue comme la somme d'une infinité de segments. Nous appelons cette opération la segmentation de l'infini  
 
Supposons maintenant une droite faite de segments de 7 unités, 7 7 7 7 7 7 7 ..... et une autre faite de 5 5 5 5 5 5 5 ..... 
Supposons même, un tas de sable infini sur lequel on prélève une quantité de sable que l’on met dans un nouveau tas. 
 
Le tas de sable infini est un tas constitué d’un nombre infini de sacs de 5 kg de sable. On met chaque sac sur un nouveau tas et l’on ajoute 2kg de sable dans chaque sac de sorte que l’on cherche à constituer un tas de sable infini fait de sacs de sable de 7kg. On prélève 2 kg sur le second sac de sable de 5 kg et on le met sur le nouveau tas. Le second sac de 5 kg pèse 3kg et est présent sur le premier tas de sable infini (constitué de sacs de 5 kg que l’on appellera tas de sable numéro 1). Pour que le second sac de sable fasse à nouveau 5 kg je prélève 2 kg sur le troisième sac présent sur le tas de sable numéro 1 mais puisque je dois faire des sacs de sable de 7 kg sur le tas de sable numéro 2, je prélève en fait 4 kg sur le troisième sac de sable présent sur le tas de sable numéro 1. Pour que le troisième sac de sable fasse à nouveau 5kg je prélève 4 kg sur le quatrième sac de sable du tas de sable numéro 1 mais puisque je dois faire un sac de 7kg, je dois prélever 6 kg en tout dont 1 kg sur le cinquième sac de sable. Lorsque je continue ainsi en augmentant à chaque fois la quantité de sable que je dois prélever sur le tas numéro 1 j’augmente par là même les sacs de sable toujours plus nombreux qui disparaissent à la fois du tas numéro 1. Un grand nombre de sacs sur le tas numéro 2 signifie le prélèvement d’un nombre encore plus grand de sacs sur le tas numéro 1. Si l’opération se poursuit à l’infini sur le tas numéro 1, l’infinité du tas numéro 1 est prélevée l’infinitième fois d’un infini, et augmenté d’un infini (parce que l’opération qui suit doit compenser puis s’augmenter d’une quantité infinie) prélevé sur l’infinité de ce même tas numéro 1 et le résultat de cette opération est transféré en un sac de 7kg sur le tas numéro 2  
 
Il dit : Chaque énième fois on récupère une quantité de plus en plus grande par rapport à la fois précédente où l’on a prélevé la quantité augmentée nécessaire à l’accroissement de la totalité. l’infinité du tas numéro 1 est prélevée l’infinitième fois d’un infini, parce que l’opération qui précède a pris une quantité infinie après s’être augmenté d’une quantité infinie, augmentation qui elle-même a été précédée d’un prélèvement infini : ce qui nous fait dire que l’infini est un état dont en un sens on ne sort pas pour devenir un fini, l’augmentation ou la diminution sont en un sens sans effet... l’infinité du tas numéro 1 est prélevée l’infinitième fois d'un infini et augmenté d'un infini parce que l’opération qui suit doit compenser puis s’augmenter d’une quantité infinie prélevé sur l’infinité de ce même tas numéro 1 et le résultat de cette opération est transféré en un sac de 7kg sur le tas numéro 2  
On prélève du sable du tas infini une énième fois et on ajoute sur le nouveau tas une quantité de sable supérieure à ce qui a été précédemment prélevé du tas de sable infini, mais cet ajout est prélevé sur une quantité présente sur le tas de sable infini. Pour que l’augmentation de la quantité de sable du second tas se poursuive, il faut donc qu’il y ait toujours une quantité plus grande de sable à prélever sur le tas de sable infini. 
Maintenant considérons une demi-droite gauche et une demi-droite droite d'une droite. Pour que ce segment récupère sa quantité et s’augmente de 2, on doit prélever sur la partie gauche de la droite sur lequel est le segment un infini et ajouter dans le sens de la gauche vers la droite un infini ce qui est tout à fait possible puisque deux demi-droites l’une qui va vers la gauche et l’autre vers la droite sont toutes les deux infinies : l’infini fonctionne exactement comme une droite, une ligne ayant une dimension et deux sens 
 
,,, Mais comme l’infinitième segment doit augmenter de 2 : il s’augmente de 2 en vertu du principe de la segmentation, du second paradoxe et surtout de l’identité de l’infini avec lui-même, en effet 5 5 5 5 5 …. 5(infinitième segment de 5)=7 7 7 7 7 7 ….. 7(infinitième segment de 7), l’infinitième segment du premier infini sera équivalent à l’infinitième segment du second infini c’est ce qui se passe avec toute égalité d’additions finies qui énonce que la somme de ce qui précède le dernier terme d’une addition est égale à la somme de ce qui précède le dernier terme de l’autre addition équivalente alors les deux derniers termes seront égaux ou équivalents (5 3 7 1 9 2 8) 5= (15 12 8) 5). Inversement si chacun des derniers termes de deux additions égales ne sont pas égaux, chaque somme de ce qui précède chacun de ces derniers termes ne seront pas égales. Ce dernier principe appliqué à deux infinis segmentés l’un de 5 l’autre de 7 tel que l’infinitième (le dernier segment) de chacun des deux infinis est de 5 unités pour l’un, 7 unités pour l’autre aboutit à la non identité de l’infini avec lui-même. En conséquence nous ne disons pas vraiment que l’infini se comporte comme une chose finie mais nous disons que tantôt il se comporte comme une chose finie tantôt comme une chose non finie c'est-à-dire que nous postulons tantôt l’identité, tantôt la non identité de l’infini avec lui-même, dans le cas des tas de sable, le tas de sable numéro 1 doit produire un tas de sable numéro 2 qui lui est identique d’où l’absurdité 7=5 où 5 engendre du néant 2 unités de plus qu’il n’est. Lorsque l’infini est identique à lui-même, le fini qui ne s’est pas affranchi de l’infini a un fonctionnement anti logique. Inversement lorsque l’infini n’est pas identique à lui-même, le fini a un fonctionnement logique : 5 n’est pas égal à 7. 
 
En réalité l'infini additionné de 5 donne l'infini et l'infini additionné de 7 donne l'infini et l'infini est alors identique à lui même mais tout le problème vient du fait que si l'infini peut s'épuiser alors il est identique à lui même puisqu'il y a équivalence entre la cause et l'effet, toute la cause s'est convertie en effet et alors l'infini se comporte comme une totalité achevée, s'il ne peut pas s'épuiser alors il n'est pas identique à lui même puisque la totalité de la cause est plus vaste que la totalité de l'effet. Or l'infini peut s'épuiser puisqu'une somme infinie d'adventices s'est épuisée dans notre second paradoxe et l'infini ne peut pas s'épuiser puisqu'il continue à produire des existants adventices qui à cet instant s'épuisent, toujours selon notre second paradoxe. Imaginez un infini épuisé produit d'un autre infini : vous devez admettre qu'un infini s'est consommé mais en même temps comment pourriez vous l'admettre alors que l'infini est une chose qui ne s'épuise pas ? Voilà le véritable problème. Voilà ce que j'essaye de mettre à jour à travers des sophismes. 
 
En vertu de l'identité et de la non identité de l'infini avec lui même, nous obtenons pour l'infinitième segment l'égalité 5=5 et l'absurdité 7=5 où les deux sont exactes. Si maintenant le segment est un existant il est à la fois une chose et contradictoirement une autre chose tel que les deux s'excluent. Si maintenant nous avons un infini segmenté en 5, 7, 10,15, dont l'infinitième segment est de 5,7,10,15 et que l'infini est identique à lui même, nous obtiendrons l'absurdité 5=7=10=15 : nous obtiendrons donc un existant qui a des caractéristiques contradictoires qui s'excluent et que seul le déroulement dans le temps permet de rendre non contradictoire : l'existant a une quantité de 5 puis de 7 puis de 10 puis de 15 successivement dans le temps. Nous appelons cette opération qui consiste à rendre un existant non contradictoire en existant contradictoire une contradiction régressive où la succession temporelle de caractéristiques qui s'excluent est abolie, caractéristiques qui s'accumulent en régressant dans le passé. Nous reviendrons à cette problématique plus tard.  
 
Il dit faussement peut être : Lorsque le fini s’affranchit de l’infini et que l’on quitte la dépendance du fonctionnement anti logique du segment soumis au fonctionnement anti logique de l’infini, nous pouvons faire un sophisme de division où le segment accède à la contingence et à l'évanescence temporelle il fonctionne comme un fini et devient ainsi soit complètement logique soit complètement anti logique, c’est pourquoi nous disons qu’il existe un monde possible où 2 2=5 exclusivement où d’une chose anti logique, on peut aboutir à n’importe quelle proposition, ce monde antilogique peut être immanent au monde logique c’est à dire présent en lui tout en en étant distinct. 
La conséquence épistémologique de tout ceci est que même si l’objet de ma connaissance est contradictoire, ma connaissance de cet objet ne peut l’être : c’est à dire que je peux bien dire que l’infini est à la fois identique et non identique à lui-même, ma connaissance doit prétendre que la procédure par laquelle j'ai établi ces absurdités est parfaitement logique 
 
Ce qui m'autorise à parler d'une infinitième fois, c'est à dire une dernière fois, un dernier instant, est précisément que nos hypothèses métaphysiques sont les suivantes : un étant infini produit en ce moment même un nouveau étant et il en a produit précédemment pendant une éternité : le dernier étant, le dernier segment, le dernier sac de sable à un instant t de la flèche de l'écoulement du temps : quoique l'on fasse face à cette éternité, il y a toujours un dernier moment, un nouvel infinitième moment qui est là en train de s'écouler à chaque instant, 
 
L’infinitième fois de l’infinitième segment, on prélève un infini dans le sens de la demi droite gauche qui s'épuise et on ajoute un infini dans le sens contraire à celui de la demi droite gauche qui s’épuise, cela veut dire qu’un segment voisin à l’infinitième segment est possible et que donc l’existence d’une autre demi droite infinie est possible. On peut ainsi imaginer deux demi droites situées sur la même droite séparées par un segment qui s’augmente: la quantité de ce segment c’est le résultat de plus l’infini moins l’infini, la différence de l’infini avec lui même, pour compenser une augmentation infinie de 2 (5 2=7 c’est à dire pour récupérer ce qu’il a perdu et ce que l'infini a perdu est un infini), on prélève un infini sur le tas infini numéro 1 et on compense puis surajoute (le sur ajout et la compensation viennent du néant) par un infini sur ce même tas numéro 1, 
 
Mais prélever un infini d’un infini et y surajouter un infini, n’est ce pas là ce qui pose problème ? Puisque l’infini est insensible à l’augmentation ou à la diminution, prélever infiniment d’un infini produit un nouvel infini, et c'est précisément là où l'on peut dire que la segmentation de l'infini qu'est une droite produit une somme de droites chacune infinie : l'infini est une somme d'infinis d'une certaine manière et au vu de mes hypothèses métaphysiques 
 
Reformulons la problématique; il dit : 
 
est Il possible pour l'existant nécessaire de ne plus pouvoir tout et de ne pas pouvoir ne pas pouvoir tout ? …C’est pour cela que nous disons que l'existant nécessaire peut Tout mais qu’il n y a qu’une seule chose qu'il ne pourra jamais être d’une certaine façon et je dis bien d’une certaine façon : ne pas être un existant nécessaire… Car même si je dis que l'existant nécessaire peut tout, est Il possible pour lui de ne plus pouvoir tout et de ne pas pouvoir ne pas pouvoir tout ? L'existant nécessaire peut il faire en sorte qu’il n’ait pas toujours existé ? Cela signifierait que quelque chose puisse naitre du néant ? L'existant nécessaire peut il faire que du néant il y ait quelque chose ? L'existant nécessaire peut Il cesser d’exister ? L'existant nécessaire peut il exister et ne pas exister en même temps ? L'existant nécessaire peut il faire que 2 2=5 ? A toutes ces questions, la logique càd la constitution intrinsèque de la réalité objective répond : NON, L'existant nécessaire, Lui qui est Tout, ne peut pas être Tout et son contraire ! 
 
Est il possible pour L'existant nécessaire de cesser d’exister ? 
 
La réponse à ces questions réside dans le second paradoxe : L’autre paradoxe est que notre existence même présuppose une infinité quantitative consommée mais le concept même d’infini et la condition de possibilité de notre existence suppose une infinité quantitative qui ne peut se consommer : Si l’infini a pu se consommer temporellement mais non instantanément alors l’infini, dans l’absolu, peut s’anéantir instantanément hors de tout temps : il est possible pour l'existant nécessaire de cesser d’exister : voici la démonstration : si je prends un segment de 1 cm qui s’anéantit en un instant, je puis considérer qu’il existe un segment fini de deux cm qui s’anéantit en un instant parce que un segment de 2 cm qui s’anéantit est un segment de 1 cm qui s’anéantit au même instant qu’un autre segment de 1 cm, même chose pour un segment de 4 cm, 8, 16, 32, 64 cm etc, une infinité de segments tels que ces segments tous ont la nature intrinsèque de s’anéantir au même instant est équivalent à un nombre fini de segments tels que ces segments tous ont la nature intrinsèque de s’anéantir au même instant, l’infinité des atomes ne change rien à la consommation instantanée de ces atomes : dans le concept « fini » d’infini, dans lequel notre existence même présuppose un infini qui nous précède et qui s’est achevé, puisque une infinité de segments s’anéantissent au même instant, c’est toute une droite qui s’anéantit au même instant analogique à la phrase : « puisqu’un segment s’anéantit en un instant c’est une infinité de points qui s’anéantissent au même instant » 
 
Faisons des remarques : nous disons qu’un segment est fait d’une infinité de points cependant, lorsque nous faisons des points sur une feuille, nous faisons en réalité des segments. Si le point n’est rien (c’est à dire n’est pas un segment) le segment n’est rien, comment le segment peut il être en fait une infinité de néants puisqu’il n’en est pas un de néant ? Enlevez un point d’un segment il en restera un segment. Enlevez une infinité de points d’un segment, il en restera soit un segment soit rien ! Puisqu’en enlever un segment d’un segment c’est enlever une infinité de points et enlever tout le segment c’est aussi enlever une infinité de points. En outre lorsque nous parlons de point d’un segment, c’est un peu comme si nous disions que le point est un lieu d’un espace mais un lieu qui n’a pas d’espace et qui ne peut se représenter que comme un espace qui occupe un espace : le point est un non être qui est et qui ne peut qu’être. Cependant nous pouvons encore faire cette remarque : un segment est constitué d’une infinité de segments, car par exemple un quart d’une distance est une distance, des segments comme quantités qui ne sont pas rien. 
 
Qu’en conclure ? Il faut tout simplement en conclure l'identité et la non identité de l'infini avec lui même. Ce qui est contradictoire. 
 
En réalité dés que l'esprit humain a besoin de résoudre une antinomie, soit il a recourt à l’identité (les deux antinomies reviennent au même), soit à une synthèse (fusion), soit à une addition (co présence), soit on trouve un troisième état et l’on nie les deux précédents sans que le troisième soit la synthèse des deux autres, soit on ne la résout pas et l’on préserve l’exclusion qu’impose l’antinomie 
 
Une somme infinie peut produire un résultat fini. Une somme infinie peut produire un résultat infini 
 
L’infini est ce qui produit une quantité sans que sa propre quantité en soit affectée ; l’infini est une série illimitée de quantités. 
l'infinité numérique est le nombre de segments que l'on obtient par l'addition infinie de segments qui produit un nombre fini, l'infinité quantitative est une quantité croissante ou constante de chaque segment qui fait parti de l'accroissement infini d'une addition infinie qui produit une quantité infinie. 
Une infinité numérique n’est pas égale à une infinité quantitative, or l’infini dont nous parlons est une infinité quantitative et non seulement une infinité numérique : une quantité infinie de segments et un nombre infini de segments. Il semble néanmoins que l’épuisement de l’infini qui est pourtant présupposé si l'existant nécessaire a toujours créé n’est qu’une illusion et que l'existant nécessaire est l’infini qui ne peut s’épuiser 
 
le paragraphe qui suit est-il défaillant ? 
 
Résumons le problème et donnons un éclaircissement ultime à l’ensemble des problèmes traités : Nous savons que l’être nécessaire est infini (quantitativement par exemple), nous savons que de lui-même (ex deo) il engendre ou PEUT engendrer (cela n’a aucune importance) à l’infini ou pourquoi pas engendrer une quantité infinie en un instant sans épuiser son infini ; s’il engendre à l’infini des quantités finies, la somme infinie de ces finies donne une quantité infinie : de là surgit alors l’égalité ou la différence entre « l’infini produisant » ou être nécessaire et « l’infini produit », or si l’être nécessaire est l’infini qui ne s’épuise pas, nous sommes irrémédiablement obligés d’admettre que « l’infini produisant » est bien plus vaste que « l’infini produit » , l’infini produisant ou être nécessaire persiste tandis que l’infini produit meurt. Or la condition de possibilité pour que l’être nécessaire « ne s’épuise pas » est que chaque quantité finie prélevée à l’infini de son infini n’affecte pas son infinité quantitative si l’on admet que « chaque quantité finie prélevée à l’infini » équivaut à l’épuisement de l’infini... Mais dans tous les cas nous avons cela : soit le fil infini ne repousse pas et « l’infini produit » augmente, soit le fil infini repousse et là encore « l’infini produit » augmente, … : il s’ensuit cette image : imaginons un fil infini dont on prélève des segments de fil finis de manière préeternelle, chaque fois que l’on prélève un segment du fil infini, ce dernier repousse si l’on considère que l’infini du fil est plus vaste -ou du moins ne s’épuise pas que la somme infinie des segments finis du fil infini. De là j’en conclus qu’il n’y a pas de différence entre une création ex deo et une création ex nihilo et qu'il n'y a pas de différence entre « rien ne peut naître du néant absolu », et « quelque chose peut naître du néant absolu », c’est la condition de possibilité pour dire que Dieu peut à la fois exister et ne pas exister et qu’il peut faire que 2 2=5. Certes toutes ces réflexions sont certainement absurdes et contradictoires : cependant c’est le second paradoxe qui est lui-même absurde et contradictoire. 
 
Reprenons tout à zéro. La métaphore du sablier. Exigence logique : supposons qu’il y a toujours quelque chose qui a existé ; exigence raisonnable : Supposons qu’il y a eu une infinité d’univers ou de créations au moins virtuellement ; conséquence ex deo de l’exigence logique : supposons que l’un tire son existence quantitative de l’autre 
 
Voici la problématique de la totalité de ce qui existe : Imaginons un sablier : la partie supérieure a une hauteur infinie et contient le sable créateur. Le sable créateur s’écoule vers le bas où la partie basse du sablier est un puit sans fond et constitue la quantité absolue de sable créé . En haut tout est infini et en bas tout est infini à la différence prés que le haut « diminue » tandis que le bas « augmente ». Or augmentez l’infini, il n’y aura que de l’infini et diminuez l’infini , il n’y aura que de l’infini. Le sable créateur a « diminué » à l’infini et le sable créé a « augmenté » à l’infini. D’un côté il y a l’infini qui a « diminué » à l’infini et de l’autre l’infini qui a « augmenté » à l’infini. Ici nous arrivons à la limite de la raison humaine en tout cas de la mienne. Mais que peut on dire quand même ? Que si l’infini subit un changement en vue d’un autre infini, nous pouvons formuler la loi logique suivante : Soit il y a identité entre l’Infini du bas et l’infini du haut soit il n y a pas d’identité entre l’infini du haut et l’infini du bas et s’il n y a pas identité, il y a différence. Or d’un côté on peut dire qu’il y a identité et de l’autre différence. 
 
Identité : l’Infini n’augmente ni ne diminue , cela n’a aucun sens car comment l’infini pourrait il s’épuiser ? 
Différence : Le sable créateur est fini en puissance en tant qu’il ne sera jamais fini mais ne cesse de tendre vers le néant sans jamais y arriver, le sable créé est infini en puissance dés lors que l’on fait abstraction de son infinité présupposée. Par ailleurs le fait que le haut a toujours diminué et que le sens temporel de cause à effet fait que la cause a toujours précédé l’effet semble indiquer que l’infini du haut est d’une certaine façon et je dis bien d’une certaine façon plus vaste et persistant que l’infini du bas et ce lorsque nous allons vers le passé ; maintenant lorsque nous allons vers le passé, l’infini du haut ne cesse d’augmenter et puisque dans le futur il a diminué à l’infini, dans le passé, il est un infini surajouté à un infini  
 
Reformulons cela de cette manière : 
 
[∞ (de sable créateur) ∞ (de sable créé) = ∞ (de la totalité de ce qui existe)] ≠ (2 2 = 4) mais ressemble à l’absurdité 2 2 = 2, ce qui voudrait dire du fait que 2 0=2, nous avons en fait identité ou du moins équivalence entre néant et infini (∞ ∞ = ∞) ↔ (∞ 0 = ∞) 
 
Si nous voulions maintenant retourner à notre métaphore nous dirions que le point du sablier ou « étranglement du sablier » où s’écoule vers le bas le sable créateur ne cesse d’aller vers le haut du passé vers le futur, ou dit autrement, si je dessine une droite et que je mets un segment vide au milieu de cette droite pour former deux demi droites de même axe, l’une infinie vers la droite, l’autre infinie vers la gauche, le segment vide ne cesserai de se déplacer vers la gauche et en toute banalité, la totalité de ce qui existe serait infinie sans augmenter ni diminuer mais simplement la totalité de ce qui existe ne ferait que se déplacer de manière interne passant de l’éternité à l’adventicité. De ce point de vue, Parménide et Héraclite avait tous les deux raisons. 
 
En outre l’identité et la non identité de l’infini avec lui-même abolit le principe de non contradiction. 
 
Nous avons un infini qui de son infinité engendre une autre infinité qui elle s’anéantit au fur et à mesure : 1-l’infini peut s’anéantir du fait d’une infinité quantitative adventice et périssable 2-l’infini quantitatif peut produire de l’infini quantitatif distinct de lui 3-il y a une équivalence entre un infini seul et un autre infini surajouté à un autre infini 
 
Je dois prouver que « du néant absolu quelque chose peut naître » est équivalent « rien ne peut naître du néant absolu » et je dois prouver ainsi que le néant se confond avec l’infini, je dois prouver que 2 2=5, exister et ne pas exister, ne pas exister puis renaitre; tout ça Dieu qui est infini peut le faire. 
 
Transformons alors l’infini en fini pour des raisons pratiques : si nous disons qu’un segment x peut contenir une infinité de segments, divisons ce segment en deux segments tels que les deux segments ont chacun à leur tour une infinité de segments ; l’un des deux segments x2 disparaît, il devient adventice. Il reste x1 qui contient une infinité de segments ; mais ce segment x1 est fini quantitativement alors que le sable créateur est infini quantitativement, faisons alors comme si x1 ne pouvait s’épuiser car livrant des segments de plus en plus petits à l’infini, si nous voulons saisir le concept d’infini, nous dirions alors que l’infini est comme un segment qui n’est pas obligé de livrer des segments de plus en plus petits pour éviter de s’achever. Revenons à x1, lui qui produit des segments à l’infini sans s’épuiser, il peut de toute évidence s’épuiser par adventicité si on le désire mais s’il s’épuise à son tour, il n y a plus rien et comment de rien il pourrait y avoir quelque chose ? Supposons alors qu’x1 n’est pas dans la capacité de s’achever mais qu’il produit d’autres segments plus petits qui produisent une infinité de segments qui s’anéantit, pour que x1 ne puisse s’achever, soit il va produire des segments de plus en plus petits, soit il faudrait que l’on ajoute à x1 des segments à chaque fois pour compenser des pertes expoentielles ; nous avons donc un segment qui à l’infini peut produire des segments plus petits qui sont eux-mêmes capables de produire des segments plus petits à l’infini etc ou régression à l’infini de l’infiniment petit… 
 
Finalement toute cette transformation analogique de l’infini en segment fini ne rend pas compte de certaines propriétés de l’infini, à savoir que l’infinité des segments de x1 n’est pas une infinité quantitative même si l’infinité numérique des segments est effective., car l’infinité des segments d’un x est une finitude quantitative qui fait que l’infinité des segments que l’on extrait d’un segment x2 forment quantitativement une infinité inférieure à l’infinité des segments de x : dans la transformation analogique de l’infini en fini nous avons des infinis inférieurs quantitativement à la totalité finie dont on les extrait. Or avec l’infini non réduit au fini, nous ne pouvons prétendre que les infinis extraits de l’infini soient quantitativement moindres, ni quantitativement supérieurs à l’infini quantitatif dont on les extrait : telle est la différence entre une droite dont on extrait à l’infini et un segment dont on extrait à l’infini. Dans l’infini réduit au fini, tout ce qui est extrait de ce fini est inférieur : il n’y a jamais identité quantitative entre deux infinis, ce qui n’est pas le cas conceptuellement pour un infini non réduit au fini : il y a identité quantitative entre deux infinis conceptuellement et en même temps il y a différence quantitative : qu’en conclure ? [ deux infinis sont comme un infini et un infini qui produit un infini, il tire sa production infinie du néant si nous considérons qu’il y a identité conceptuelle entre deux infinis ou de lui-même s’il n y a pas identité entre les deux infinis] On pourrait dire pour résumer tout cela : quelque chose qui augmente quantitativement sans augmenter quantitativement : voilà la totalité de ce qui existe. Ainsi dans l’infini réduit au fini, nous avons irrémédiablement la règle : rien ne peut naitre du néant absolu et 2 2=4 tandis qu’en l’infini en lui-même une quantité infinie peut engendrer plus qu’elle n’est sans changer ce qu’elle est d’où 2 2=4 est équivalent 2 2=5, le fini ne peut produire plus qu’il n’est quantitativement, l’infini quantitatif peut produire plus qu’il n’est infiniement sans que son infinité soit altérée : c’est le mode intrinsèque du fonctionnement de l’infini qui donne naissance à une réalité où 2 2=5 et où le tout n’est pas différent du néant et qu’il n y a aucun sens à démarquer conceptuellement l’être du non être et l’infini du néant, tandis que dans le monde fini, irrémédiablement le fini ne peut s’augmenter en tirant son existence ou son augmentation du néant et l’être est bien distinct du non être.  
 
Le fini ne peut pas être de lui même plus qu’il n’est : 2 2 ne peut pas faire plus que 4 ; l’infini de son infinité peut être plus qu’il n’est de lui même, il peut s’augmenter ou se diminuer de lui même sans avoir reçu la moindre altération de sa quantité : il ne peut pas être plus que l’infini et en même temps il ne cesse de générer plus qu’il n’est sans changement en ce qu’il est. De son éternité il produit plus et s’augmente sans altérer son éternité. Cela veut dire : l’addition n’altère en rien l’égalité dans le monde infini tandis que le monde des finis, l’addition de deux finis augmente la quantité et abolit l’égalité ou l’identité précédente qu’il y avait entre le fini et lui-même. 
 
L’infini peut être plus qu’il n’est de lui-même et ce sans changer le fait qu’il est quantitativement infini 
Le fini ne peut pas être plus qu’il n’est de lui-même : 2 par exemple ne peut pas être plus qu’il n’est de lui-même et si 2 est plus qu’il n’est par un autre, 2 cesse d’être identique à 2 lorsque 2 augmente pour devenir 3 par exemple. Ces opérations on ne peut pas les faire avec les mêmes résultats lorsqu’il s’agit de l’infini. Qu’en conclure ? Que lorsque l’on parle d’infini, l’absence « d’augmentation » ou de « diminution » de l’infini équivaut à « l’augmentation » ou la « diminution » de l’infini. Comme si d’une chose finie je faisais plus qu’elle sans altérer en aucun cas cette chose : un néant créateur s’est additionnée à la chose finie ; l’on peut retranscrire le fonctionnement de l’infini en un fini qui peut être plus qu’il n’est telle une absurdité arithmétique de type 2 2=5 
 
Un infini (le sable incréé du passé dans la totalité de ce qui existe) peut engendrer deux infinis (l’infini du sable créateur et l’infini du sable créé) : c’est comme si je disais que 2 2 peut engendrer 5, qu’un fini peut d’un néant ajouter à ce qu’il est. Mais est ce que la comparaison « c’est comme si je disais » est pertinente ? Mais est ce que l’infini ajoute à ce qu’il est d’un néant ? Oui puisqu’il ajoute plus qu’il n’est. Non parce que de son infinité il tire une autre infinité et non du néant. Nous avons un infini qui de son infinité engendre une autre infinité qui elle s’anéantit au fur et à mesure : 1-l’infini peut s’anéantir du fait d’une infinité quantitative adventice et périssable 2-l’infini quantitatif peut produire de l’infini quantitatif distinct de lui 3-il y a une équivalence entre un infini seul et un autre infini surajouté à un autre infini 
 
Reformulons certaines des conséquences de cette problématique et envisageons d'autres manières de voir les conséquences et les visions de la segmentation de l'infini : 
 
Si l’infini anéantit son infini, notre existence effective et constatée s’expliquerait par le fait qu’elle viendrait du néant et alors le néant est et ne serait pas néant mais si l’on considérait que d’un néant effectif rien ne pourrait naître et que le néant effectif n’existe pas même s’il peut exister, notre existence s’expliquerait aussi ; considérons alors les conséquences de ce dernier cas évoqué : si d’un infini, l’infini n1 produit un autre infini n2 sans altérer l’infinité de n1, cela donnerait une réalité de l’ordre 2 2=5 où une chose produit plus qu’elle n’est d’elle-même sans avoir recours à autre chose qu’elle-même : l’addition n’altère pas l’égalité et par là l’égalité tolère à ce que l’on additionne dans l’une des deux parties de l’égalité sans altérer l’égalité entre les deux parties de l’égalité ce qui donnerait pour le monde des finis, par exemple : 2 2=2 2 1 et donc 2 2=5 et donc pour le monde des finis, quelque chose donnerait plus qu’il n’est par un néant et le néant ne serait pas un néant. 2 2=5 est donc le fonctionnement même de l'existant nécessaire tandis que 2 2=4 est la condition de l’existence de l'existant nécessaire en vertu du fait que la causalité sur laquelle repose la démonstration de l'existant nécessaire repose aussi sur le principe de raison suffisante. Mais 2 2=5 est une transcription dans le monde des finis du fonctionnement de l’infini ! On ne peut prétendre malgré tout que l’infini engendrerait 2 2=5 dans le monde des finis. Il faut donc avouer : d’une certaine manière l'existant nécessaire peut faire que 2 2=5 dans Son mystère et d’une autre 2 2=4 pour Son existence. Dieu est donc un existant qui peut s’augmenter ou se diminuer sans avoir augmenter et sans avoir diminuer : c’est une propriété de l’infini ; c’est pour cela qu’une création ex deo est identique à une création ex nihilo, c’est pour cela aussi qu’IL peut faire que 2 2=5 et c’est pour cela que le néant revient à l’existant. Car si Dieu ne peut s’augmenter et se diminuer pour qu’IL demeure lui-même, IL tirerait Sa création qui s’augmente du néant et le néant ne serait pas néant. Dit autrement : si l'existant nécessaire faisait que Sa création s’augmente, soit l’augmentation de la Création serait extraite de l'existant nécessaire, soit l'existant nécessaire ferait venir cette augmentation du néant et le néant ne serait pas néant. Si l’augmentation est extraite de l'existant nécessaire sans que ce dernier s’altère (et il ne peut s’altérer sinon nous n’existerions pas ou du moins la création ne pourrait être infinie en puissance ni infinie en acte c'est-à-dire qu’il n y aurait pas une infinité d’univers en puissance ou en acte) il aurait diminué sans avoir diminué : IL aurait anéanti une partie de Lui sans qu’IL ne s’en altère : or anéantir c’est altérer et comment altérer sans altérer ou anéantir sans anéantir ? En faisant en sorte que l’acte d’anéantissement soit pourvu de nullité : soit que l’acte existe mais qu’il est compensé, soit qu’il n’existe pas et nous retournons à une création ex nihilo; et si donc on a extrait d’un infini premier ou de Dieu, un infini second ou un adventice absolu sans affecter l’infini premier ou Dieu (en raison du second paradoxe), l’infini premier peut produire un autre infini qui s’épuiserait et un autre infini qui s’épuiserait et un autre infini qui s’épuiserait : imaginons qu’une droite ou infini premier ait produit une infinité de segments ou infini second, chaque segment de cette infinité de segments produirait un segment inférieur à lui qui à son tour produirait un segment inférieur à lui qui à son tour produirait un segment inférieur : à chaque fois additionnant les segments nous aurions là encore une infinité quantitative susceptible de s’épuiser et ce même si chaque segment est inférieur à celui qui l’a engendré, si maintenant nous voulions que l’infini second engendre des segments d’une quantité supérieure, nous prendrions des segments de l’infini premier que nous aurions divisé en segments dont chacun serait supérieur à chacun des segments de l’infini second : Dieu, ou l’être nécessaire pour être prudent ou l’Infini est donc ce qui est susceptible d’augmenter ses segments en nombre infini et soit l’augmentation des segments viendrait d’une autre infinité de segments supérieurs soit s’interdisant une régression à l’infini, les segments de l’infini premier s’augmenterait du néant et le néant ne serait pas néant. 
 
1-Il existe un adventice absolu infini ou infini second 
2-Cet infini second on peut dans l’absolu penser de lui qu’il puisse produire de l’infini quantitatif ; comment et pourquoi ? 
3-Parce que si l’on segmente l’infini second, nous pouvons faire de lui que chacun de ses segments soit la cause d’un segment inférieur quantitativement; 
4-Puisque les segments inférieurs sont en nombre infini, la quantité de ces nouveaux segments inférieurs est infinie 
5-Nous pouvons faire encore la même opération à l’infini 
6-Puisque l’infini second peut produire tout cela, nous pensons la même chose de l’infini premier 
7-L’infini second ne cesse d’agrandir sa quantité créée absolue indépendamment de la disparition de cette quantité du fait de son adventicité et l’infini second peut en puissance s’agrandir d’un infini SURAJOUTE à l’infini quantitatif de ce même second infini.  
8-L’on peut segmenter de nouveau l’infini second 
9-Puisque l’infini second augmente d’un autre infini quantitatif, chacun de ses segments en nombre infini augmente : un peu comme si je pensais d’un corps humain qu’il croit non du fait que ses cellules se multiplient mais du fait que ses cellules « gonflent » sans augmenter en nombre. 
10-Si l’infini second augmente il tire son augmentation de l’infini premier 
11-Segmentons l’infini premier 
12-Considérons que chacun des segments de l’infini premier produit sa part d’augmentation pour chacun des segments de l’infini second lorsque l’infini premier AJOUTE un infini quantitatif à l’infini second 
13-A partir de là nous avons deux hypothèses équivalentes : 
14-Soit que nous considérions une régression à l’infini, il y aurait d’autres infinis de segments supérieurs avant l’infini premier : considérons ce cas : et segmentons à nouveau l’infini premier, chacun de ses segments s’épuiserait mais serait compensé par un segment appartenant à un autre infini -1 qui aurait précédé l’infini premier, et il y aurait un infini -2 qui aurait précédé l’infini -1 et ainsi de suite à l’infini. L’infini premier diminue d’un infini donc répercutons cette diminution sur chacun des segments de l’infini premier jusqu’à ce que ces derniers s’anéantissent, ceux-ci renaissent en puisant dans chacun des segments de l’infini -1 et ces derniers s’anéantissent et renaissent au moyen des segments de l’infini -2 ; chaque segment qui s’anéantit a derrière lui des segments équivalents qui le compensent sachant que la totalité des segments antécédents à chaque segment de l’infini premier forment une quantité infinie ; segmentons cette dernière : cette dernière s’épuiserait si la diminution de chacun de ses segments serait supérieure ou égale à la quantité de chacun de ses segments. Nous en serions pour remédier à cela à un infini dont chaque segment a une quantité infinie, Nous en arrivons à la deuxième hypothèse. 
15-Soit que nous disions que, pour que chaque segment de l’infini premier ne s’anéantisse pas, la part d’augmentation pour chaque segment de l’infini premier destiné à alimenter chaque segment de l’infini second vient du néant qui ne serait alors pas un néant mais le fonctionnement intrinsèque de Dieu où 2 2=5 et où l’existence ne se distingue pas de la non existence pour que, dans l’infini second, 2 2=4 et que l’existence se distingue de la non existence. 
 
Il me dit : ce que tu dis là n'est il pas absurde ?  
Je lui réponds : tu as raison et saches que dans mon œuvre je ne cesse de me répéter et de me corriger et saches que dans mon œuvre je dois accepter l’erreur, l’évolution, le revirement et la progression et telle est l’accroissement de la connaissance ; supposons alors qu’il est dans la propriété d’un infini de s’anéantir du fait que chacun de ses segments infinis puissent s’anéantir, supposons alors que chaque segment de 5 centimètres s’anéantit se déplaçant d’un infini créateur à un infini créé ; si chaque segment s’anéantit du même instant c’est tout l’infini qui s’anéantit et cependant de ce néant, il y a quelque chose qui doit renaître puisque l’infini premier est ce qui ne s’épuise pas du fait du second paradoxe même si de son infinité il est capable de s’anéantir. 
 
Ainsi, Si je prélève d’un segment moins qu’il n’est quantitativement, la quantité du segment ne varie pas « car puisant dans l’infini pour compenser sa perte. » c'est-à-dire qu’un infini segmenté de 4 centimètres revient au même qu’un infini sous forme de droite segmenté de 5.Si je prélève d’un segment également ou plus (plus revient à également) qu’il n’est quantitativement, la quantité du segment s’anéantit mais renaît car ne pouvant puiser dans l’infini puisque l’infini cesse son existence mais puisant dans le néant qui n’est alors plus vraiment un néant. Et c’est en ce sens que j’affirme qu’une création ex deo est même qu’une création ex nihilo. 
 
Enfin l'on peut faire les remarques suivantes : 
1-chacun des segments de chaque infini qui est la cause de l'autre ne cesse de grandir durant une période infinie cela donnerait une somme infinie de segments infinis ! 
2-chacun des segments de l'infini ne cesse de baisser durant une période infinie. Cela donne une réalisation durant une période infinie de l’épuisement de chacun des segments de l’infini ce qui est impossible si les segments de l'infini ont une quantité infinie ! 
3-L’unicité ontologique signifie que l’augmentation ou la diminution quantitative d’une chose ne change rien à sa qualité. Le fonctionnement de l’infini explique le holisme. 
4-Toutes mes théories sont exactes si l’on peut concevoir qu’un infini puisse s’épuiser : cela est vrai dans un sens précis une somme infinie donne un produit fini, 
5-L’abolition du holisme et de la contradiction apparait lorsque ce qui arrive à chaque segment de l’infini segmenté est différent d’un segment à l’autre de sorte que chaque segment devienne indépendant c'est-à-dire avec l’apparition de la contingence : le segment se détache de l’infini par un acte 
La conséquence anthropologique du caractère incomplet de la science de la logique est que le développement de l’intelligence du cerveau humain a besoin de s’accroitre au moyen de l’eugénisme ou de tous les moyens possibles et éthiques. Lorsque nous disons éthiques nous ne désignons rien d’autre que l’éthique de Murray Rothbard résumé dans une autre épiphanie. 
 
Enfin nous allons encore reformuler une dernière fois le problème : 
 
Si j’imagine une ligne infinie dans le passé et je prends l’instant 0 actuel en remontant vers le passé, cette remontée est toujours infinie en puissance et donc la montée -en sens inverse- est elle aussi infinie en puissance. Pourquoi il doit nécessairement y avoir une chose infinie en puissance temporellement à partir d’un instant 0 ? Parce que sinon l’on serait arrivé à la non existence depuis une infinité de temps d’une chose qui est en réalité infinie en acte, éternelle dans le passé ; or cela nous ne le constatons pas. Si une chose est infinie en acte temporellement, elle est nécessairement infinie en puissance temporellement, voilà ce que j’essaye de prouver. Si l'Univers physique était ainsi constitué qu'il soit en train de s'user d'une manière irréversible (qu’il ne soit pas infini en puissance ou qu’il soit fini en acte ou en puissance), cela devrait être fait depuis une éternité si l’univers est éternel dans le passé (s’il est infini en acte); Si une chose est infinie en acte, elle devrait être épuisée depuis une infinité de temps si elle n’était pas infinie en puissance c’est à dire finie en acte. 
 
Oui mais si une chose n’est pas infinie en puissance, cela veut il dire qu’elle est finie en acte ? Oui. Et puis-je penser qu’une chose infinie en puissance est finie en acte ? Oui. Donc une chose finie en acte peut être infinie en puissance ou finie en puissance. Infini en puissance signifie « qui ne puisse pas finir bien qu’il soit actuellement fini c'est-à-dire qu’il ne soit pas infini ou éternel dans le passé » 
Si l'Univers physique était ainsi constitué qu'il soit en train de s'user d'une manière irréversible (qu’il ne soit pas infini ou éternel dans le passé), cela devrait être fait depuis une éternité si l’univers est éternel dans le passé (s’il est infini en acte). 
Soit une chose éternelle dans le passé, où que j’aille dans le passé en choisissant un instant zéro, je dois admettre qu’il ya l’instant -1,-2,-3 etc. jusqu’à l’infini. De manière relative l’instant -3 par exemple peut être considéré comme l’instant 0 et je peux prendre une infinité d’exemples. Mais s’il y a une infinité d’instants zéro possibles, il y a des instants 1, 2, 3 et comme on peut reculer à chaque fois l’instant zéro sur la ligne temporelle, on peut repousser et augmenter à l’infini le nombre d’instants positifs : 1, 2, 3, 1000, 1000000 etc. jusqu’à atteindre l’infini et puisque l’instant zéro est toujours sur une portion finie du passé puisqu’il est par exemple de manière relative l’instant -3 ou -1000 mais que la ligne temporelle du passé ne finit jamais, nous disons que la ligne temporelle à un instant zéro est infinie en puissance. 
La question est : alors que le temps s’écoule et que je suis dans le présent d’un instant zéro que je ne veux pas reculer de manière relative (comme si c’était un instant -3 que je transformais en instant zéro), comment puis je être sûr que l’instant zéro absolu, celui du présent que je ne peux pas relativiser comme un instant référant du passé, initie une ligne temporelle infinie en puissance ? 
 
Faisons quelques remarques inconséquentes : 
 
Remarquons que si la chose n’avait pas la possibilité -la possibilité- d’être infinie dans le passé, cela signifie que dans le passé, à un moment donné, elle se serait épuisée et aurait disparue. Mais puisque nous constatons l’existence de la chose cela signifie qu’elle ne s’est pas épuisée.  
Remarquons au passage que si elle ne s’est pas épuisée, cela veut dire soit qu’elle a un début et qu’elle est actuellement en cours d’épuisement, d’achèvement, soit qu’elle ne peut pas s’épuiser parce qu’elle est éternelle dans le passé, qu’elle n’a pas de début. Et puisqu’il y a nécessairement quelque chose qui a toujours existé, nous dirons que la chose n’a pas de début.  
Comment passe t on de « elle ne s’est pas épuisée » à « elle ne peut pas s’épuiser » ? Comment démontre t on que la ligne temporelle est infinie en puissance Du fait que l’acte peut toujours être transformé en puissance comme instant zéro relatif, nous en concluons -par induction- que la chose est infinie en puissance temporellement à l’instant zéro absolu. Infini en puissance temporellement signifie que la chose est en train de continuer à être infinie. 
Puisque la ligne temporelle est infinie en acte, nous pouvons dire qu'à chaque instant elle a été en puissance d'être infinie. 
Toute chose en acte a été en puissance, mais un infini en puissance ne sera jamais en acte tandis que l'infini en acte n'a jamais pu être en puissance car quel que soit l'instant de ma ligne temporelle, l'écoulement sous forme d'un compte du temps à partir de cet instant donnera toujours un nombre fini et jamais un résultat infini. Si la chose est finie en puissance, c'est à dire qu'elle peut s'épuiser et si la chose est finie en acte c'est à dire qu'elle s'est épuisée : qu'elle n'existe plus. 
 
or la chose n'est pas finie en acte parce qu'elle existe à l'instant t, c'est donc qu'elle est soit finie en puissance, soit infinie en acte, soit infinie en puissance et nous déduisons qu'elle est infinie en puissance du fait qu'elle est infinie en acte car quel que soit l'instant t de la ligne temporelle, la chose est en cours d'un instant t en acte (c'est à dire actuel) qui a été en puissance, chaque instant t qui a été en puissance sera en acte et que les instants en acte sont infinis donc que leurs instants en puissance correspondants sont infinis : ils sont infinis en puissance ! Ils sont en puissance en nombre infini. Mais la ligne temporelle infinie en puissance signifie qu'il y a une infinité d'instants qui seront en acte. Or à chaque instant 0, il y a une infinité d'instants t en puissance et je le sais du fait qu'il y a une infinité d'instants en acte et cette fois ci « toute chose en acte a été en puissance » est une proposition qui s'applique 
 
Puisque les instants x en acte augmentent à l'infini, les instants en puissance qui seront les instants x en acte augmentent à l'infini eux aussi. Chaque instant en acte est aussi un instant qui en contient d'autres en puissance ; si la chose est infinie en acte, il est dans la nature de chacun de ses instants en acte de contenir des instants en puissance continuellement car sinon la chose n'aurait jamais pu être infinie en acte. 
 
Nous savons que l'instant zéro absolu est infini temporellement en puissance du fait que chaque instant en acte de l'existence de la chose contient des instants en puissance de l'existence de la chose dés lors que la chose est infinie en acte c'est à dire éternelle dans le passé (alors que ce n’est pas le cas pour une chose finie temporellement puisqu’il y a au moins un instant en acte, l’instant final, qui ne contient aucun instant en puissance. Si l’addition est finie, il y a un instant final en acte qui n’a rien en puissance. Si l’addition est infinie, n’importe quel instant (ou chiffre que l’on additionne) en acte a en lui ou à partir de lui toujours un instant en puissance destiné à devenir acte puis à nouveau puissance à la fois. Puisque les instants x en acte augmentent à l'infini, les instants en puissance qui seront les instants x en acte augmentent à l'infini eux aussi. 
 
Chaque instant en acte est aussi un instant qui en contient d'autres en puissance ; si la chose est infinie en acte, il est dans la nature de chacun de ses instants en acte de contenir des instants en puissance continuellement car sinon la chose n'aurait jamais pu être infinie en acte. 
 
Si tous les instants en nombre infini ont été en acte, ils ont été en puissance, ce qui signifie par induction que forcément la chose infinie temporellement en acte a été infinie temporellement en puissance. Et puisque pour que la chose soit infinie temporellement, il a été dans la nature de chaque instant d’en contenir un autre, les instants en acte contiennent à leur tour en puissance d’autres, par induction chaque nouvel instant zéro absolu contient un autre instant en puissance.  
 
Chaque instant en acte a été en puissance et contient en lui un autre en puissance